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Vos questions sur le financement professionnel

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Questions les plus fréquemment posées par nos clients concernant notre offre de crédit professionnel

 

  • Pourquoi faire appel à un courtier en crédit professionnel quand on a déjà sa banque ?

  • Comment se contractualise la mission de recherche de crédit professionnel ?

  • Combien coûte votre intervention ?

  • Avez-vous le sentiment d'un durcissement de la position des banques sur le crédit professionnel ?

  • Pourquoi les banques demandent-elles un apport personnel ?

  • Pourquoi dois-je donner ma caution personnelle ? Puis-je l'éviter ?

  • Pourquoi ne me donnez-vous pas de taux au téléphone ?

  • Pourquoi l'obtention d'un financement professionnel est-elle si complexe ?

  • Quelles sont les garanties classiques pour un crédit professionnel ?

  • Qu'est ce qu'un plan de financement ?

  • Qu'est-ce qu'un point mort ?

  • Quelles sont les clés pour convaincre son banquier ?

  • Quelle est la différence entre un fonds de commerce, un droit au bail et un pas de porte ? Quel impact sur la recherche de financement ?

  • Comment valoriser des parts sociales ?

  • Qu'est-ce que le crédit bail ?

  • Qu'est-ce qu'un crédit professionnel  ?

  • Qu'est-ce que le pret transmission de BPI ?

  • Comment définir le prix d'un fonds de commerce ?

  • Le financement de l'immobilier commercial est-il devenu plus difficile ?

  • POURQUOI FAIRE APPEL À UN COURTIER EN CRÉDIT PROFESSIONNEL QUAND ON A DÉJÀ SA BANQUE ?

    Faire appel à un courtier en crédit professionnel ne se limite pas à une simple mise en relation entre un entrepreneur et un banquier. Il s’agit d’un accompagnement global, stratégique et indépendant, tout au long du processus de financement.

    Le courtier intervient en amont pour analyser la faisabilité du projet, sécuriser le montage du dossier et renforcer sa crédibilité auprès des établissements financiers. Il apporte un regard extérieur sur le prévisionnel, la cohérence du projet, la valorisation de l’entreprise ou du fonds repris, ainsi que sur le niveau d’apport personnel réellement nécessaire.

    Il joue également un rôle pédagogique essentiel en expliquant le fonctionnement du crédit professionnel : mécanismes bancaires, garanties exigées, cautions, assurances, conditions financières et engagements à long terme. Cette compréhension permet au dirigeant de prendre des décisions éclairées et d’éviter des contraintes mal anticipées.

    Contrairement à une idée reçue, le courtier en crédit professionnel n’est pas un simple « chasseur de taux ». Son objectif est de construire une solution de financement globale et optimisée, en arbitrant l’ensemble des paramètres clés : taux, durée, structure du crédit, garanties, cautions personnelles, assurances, frais bancaires, commissions de services et qualité de la relation bancaire.

    Enfin, le courtier sélectionne et met en concurrence les banques les plus pertinentes pour le projet, y compris en dehors de la banque historique du dirigeant. Cette mise en perspective permet souvent d’obtenir de meilleures conditions, mais surtout un financement mieux adapté aux enjeux réels de l’entreprise, aujourd’hui comme demain.

  • Comment se contractualise la mission DE RECHERCHE DE Crédit PROFESSIONNEL ?

    La mission confiée à Créditrelax fait l’objet d’une lettre de mission formalisée et signée avec le client. Ce document encadre précisément les conditions d’intervention du cabinet et garantit une relation transparente et sécurisée.

    La lettre de mission précise notamment la nature exacte de la mission de recherche de financement, les engagements de Créditrelax en matière de conseil et d’accompagnement, ainsi que le nombre d’établissements bancaires susceptibles d’être sollicités dans le cadre du dossier.

    Elle fixe également les modalités opérationnelles, et en particulier le délai maximal de présentation du dossier aux partenaires bancaires, à compter de la réception de l’ensemble des éléments et documents nécessaires à l’instruction du financement.

    Cette contractualisation permet de clarifier les attentes de chaque partie, d’assurer un suivi rigoureux de la mission et d’inscrire la recherche de crédit professionnel dans un cadre structuré, professionnel et maîtrisé.

  • Combien coûte Votre intervention  ?

    L’intervention de Créditrelax est fondée sur une logique de résultat. Ce mode de fonctionnement reflète la confiance du cabinet dans la valeur ajoutée de son accompagnement et dans l’efficacité de ses démarches.

    Aucun honoraire n’est dû tant que le crédit professionnel n’est pas obtenu dans des conditions conformes au projet et aux attentes du client. Le client n’engage donc aucun frais en amont et ne supporte aucun coût tant que le financement n’est pas effectivement mis en place.

    Ce principe garantit un alignement total des intérêts entre Créditrelax et ses clients : la rémunération du cabinet est directement liée à la réussite de la mission et à l’obtention d’une solution de financement satisfaisante.

  • Avez-vous le sentiment d'un durcissement de la position des banques sur le crédit professionnel ?

    Il est exact que, depuis plusieurs années, les banques ont renforcé leurs critères d’octroi du crédit professionnel. Les exigences en matière d’analyse du risque, de solidité financière et de structuration des projets se sont accrues.

    Pour autant, un projet bien construit et solide trouve toujours un financement lorsque les fondamentaux sont respectés. Les établissements bancaires restent attentifs à la qualité du porteur de projet, à son expérience professionnelle et à sa capacité à exploiter durablement l’activité financée.

    L’existence d’un apport personnel suffisant demeure également un élément déterminant, car elle traduit l’implication du dirigeant et son partage du risque. Enfin, les éléments financiers doivent être cohérents et rassurants : niveau de rentabilité, capacité de remboursement, solidité du prévisionnel et adéquation du prix d’acquisition avec la réalité économique du projet.

    Dans ce contexte plus exigeant, la préparation du dossier et la qualité de sa présentation sont devenues essentielles pour sécuriser l’accord bancaire et obtenir un financement dans de bonnes conditions.

  • Pourquoi les banques demandent-elles un apport personnel ?

    L’apport personnel constitue un élément clé dans l’analyse d’un dossier de crédit professionnel. Il démontre en premier lieu l’implication réelle du porteur de projet et sa volonté de s’engager financièrement aux côtés de la banque.

    Cet apport permet également de limiter le montant emprunté et, par conséquent, de réduire les mensualités du crédit professionnel ainsi que la pression financière sur l’entreprise dès les premières années d’exploitation.

    D’un point de vue statistique, les défaillances d’entreprises sont nettement plus fréquentes lorsque l’apport personnel est inférieur à 20 %. À l’inverse, un apport significatif contribue à renforcer la solidité financière du projet et à rassurer les partenaires bancaires.

    En pratique, les établissements bancaires demandent généralement un apport personnel représentant environ 30 % du montant global du projet, ce pourcentage pouvant varier selon la nature de l’activité, le profil du dirigeant et le niveau de risque perçu.

  • Pourquoi dois-je donner ma caution personnelle ? Puis-je l'éviter ?

    En matière de crédit professionnel, la demande de caution personnelle est très fréquente, voire quasi systématique. Elle constitue pour la banque un élément essentiel d’engagement du dirigeant et traduit son implication directe dans la réussite du projet et de l’entreprise.

    Du point de vue bancaire, le financement professionnel présente un rapport risque/rendement limité. En cas de difficulté, la banque supporte l’essentiel du risque financier, alors que l’entrepreneur, s’il réussit, peut bénéficier de revenus, de dividendes et, le cas échéant, d’une plus-value à la revente. La caution personnelle vise donc à rééquilibrer cette prise de risque.

    Pour autant, la caution personnelle n’est pas toujours figée et peut, dans certains cas, être limitée ou aménagée. Elle peut faire l’objet d’une négociation, notamment lorsque le dirigeant dispose d’une expérience solide, d’un historique bancaire rassurant ou d’un projet particulièrement structuré.

    Surtout, il existe des dispositifs permettant de réduire significativement l’impact de la caution personnelle, grâce au recours à des organismes de caution mutuelle, tels que la BPI ou la SIAGI. Ces mécanismes permettent de partager le risque avec la banque et de protéger partiellement le patrimoine personnel du dirigeant.

  • Pourquoi ne me donnez-vous pas de taux au téléphone ?

    En matière de financement professionnel, la priorité n’est pas le taux, mais l’obtention d’un accord de financement adapté et sécurisé. Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de taux standard applicable à tous les projets.

    Chaque dossier est unique. Le taux, comme l’ensemble des conditions de financement, dépend de nombreux paramètres : profil du dirigeant ou du repreneur, expérience professionnelle, solidité financière, nature de l’activité, qualité du projet, garanties proposées et structure globale de l’opération.

    À titre d’exemple, un même fonds de commerce peut être financé à des conditions très différentes selon le profil du repreneur, son apport personnel, son historique bancaire ou encore la cohérence économique du projet. À l’inverse, deux projets distincts peuvent parfois obtenir des conditions proches si leurs fondamentaux sont comparables.

    Donner un taux au téléphone, sans analyse préalable du dossier, serait donc imprécis et potentiellement trompeur. L’enjeu est de construire une solution de financement sur mesure, équilibrée et pérenne, plutôt que de se limiter à un simple chiffre déconnecté de la réalité du projet.

  • Pourquoi l'obtention d'un CRÉDIT professionnel est-ELLE si complEXE ?

    L’accès au crédit professionnel répond à une logique de gestion du risque particulièrement exigeante. Un chiffre suffit à en mesurer l’enjeu : près d’une entreprise sur deux disparaît dans les cinq premières années d’existence. Cette réalité statistique explique la prudence accrue des établissements bancaires.

    Pour une banque, le crédit professionnel est significativement plus risqué que le crédit aux particuliers. Les revenus de l’entreprise sont par nature incertains, dépendants du marché, de la conjoncture et de la capacité du dirigeant à piloter son activité dans la durée.

    Au-delà des chiffres, le facteur humain est déterminant. Les statistiques montrent qu’un porteur de projet insuffisamment préparé ou manquant de professionnalisme présente un risque d’échec nettement supérieur. À l’inverse, un projet structuré, porté par un dirigeant expérimenté, doté d’un prévisionnel réaliste et d’une stratégie claire, améliore considérablement les chances d’obtenir un accord de financement.

    C’est précisément pour répondre à cette complexité que l’accompagnement et la qualité du montage du dossier jouent un rôle central dans l’obtention d’un crédit professionnel.

  • Quelles sont les garanties classiques pour un crédit professionnel ?

    Dans le cadre d’un crédit professionnel, les banques exigent généralement des garanties destinées à sécuriser le financement et à limiter leur prise de risque. Ces garanties peuvent porter à la fois sur l’entreprise, les actifs financés et, dans certains cas, sur le dirigeant ou les associés.

    Les garanties les plus couramment rencontrées sont les suivantes :

    – Le nantissement du fonds de commerce, qui permet à la banque de disposer d’une sûreté sur les éléments incorporels et corporels de l’activité financée.

    – Le nantissement de parts sociales ou d’actions, offrant à l’établissement prêteur une garantie sur le capital de la société.

    – La caution personnelle des associés ou du dirigeant, engageant leur responsabilité financière en cas de défaillance de l’entreprise.

    – L’assurance décès et invalidité, destinée à couvrir le remboursement du crédit en cas d’aléa majeur affectant le dirigeant, et à sécuriser ainsi l’entreprise et la banque.

    Le choix et la combinaison de ces garanties dépendent de la nature du projet, de son niveau de risque et du profil du porteur de projet.

  • Qu'est-ce qu'un plan de financement ?

    Le plan de financement est un document clé qui recense et met en perspective les besoins d’un projet et les ressources destinées à les couvrir. Il compare, d’un côté, les emplois à financer – frais de création, investissements, immobilisations, besoin en fonds de roulement et autres besoins spécifiques – et, de l’autre, les ressources mobilisables : fonds propres, apports personnels, capacité d’autofinancement, aides, subventions et crédit professionnel.

    Dans le cadre d’une création ou d’une reprise d’entreprise, le plan de financement constitue l’une des synthèses les plus complètes de la situation financière future de la société. Il permet d’apprécier la cohérence globale du projet et sa capacité à fonctionner durablement dès son démarrage.

    Ce document ne doit jamais être sous-estimé. Un déséquilibre entre les besoins et les ressources peut rendre un projet impossible à financer et fragiliser l’entrepreneur dès les premières étapes. À l’inverse, un plan de financement mal calibré peut également limiter la capacité de l’entreprise à solliciter ultérieurement de nouveaux financements professionnels.

    Plus préoccupant encore, un oubli ou une mauvaise évaluation de certains besoins peut entraîner des tensions de trésorerie, nuire à l’efficacité opérationnelle et, à terme, mettre en péril la pérennité de l’entreprise. C’est pourquoi l’élaboration du plan de financement doit être abordée avec rigueur, méthode et vision, afin de sécuriser l’obtention du crédit professionnel et la viabilité du projet.

  • Qu'est-ce qu'un point mort ?

    Le point mort correspond au niveau d’activité, exprimé en chiffre d’affaires, à partir duquel l’entreprise couvre l’ensemble de ses charges. À ce seuil précis, les produits égalent les charges et le résultat est nul : l’entreprise ne réalise ni perte, ni bénéfice.

    La connaissance du point mort est essentielle pour tout entrepreneur. Il représente le seuil minimal d’activité à atteindre pour assurer la viabilité économique du projet. En dessous de ce niveau, l’entreprise génère des pertes et devient structurellement fragile ; au-dessus, elle commence à dégager de la rentabilité.

    Tout projet de création, de reprise ou de développement doit donc être construit en tenant compte de ce paramètre fondamental. Le point mort permet d’évaluer la cohérence du modèle économique, la capacité du projet à absorber ses charges et la vitesse à laquelle la rentabilité peut être atteinte.

    À titre d’exemple, un projet positionné sur un secteur en forte croissance présente généralement un point mort plus facilement atteignable. À l’inverse, une activité évoluant sur un marché comportant d’importantes barrières à l’entrée verra souvent son point mort atteint plus tardivement, le temps d’amortir les investissements initiaux et les coûts liés à ces contraintes.

  • Quelles sont les clés pour convaincre son banquier ?

    Il est important de comprendre, en amont, que votre interlocuteur en agence – directeur d’agence ou conseiller professionnel – ne dispose pas toujours du pouvoir de décision final en matière de crédit professionnel. La décision est le plus souvent prise par un comité de crédit, au sein d’une cellule spécialisée, généralement à l’échelon régional, voire national.

    Dans ce cadre, l’enjeu est de fournir à votre interlocuteur tous les éléments nécessaires pour défendre efficacement votre dossier auprès de cette instance décisionnaire. Plusieurs leviers permettent de renforcer significativement vos chances de succès.

    Tout d’abord, la présentation d’un plan de financement et d’un prévisionnel financiers solides et argumentés est essentielle, notamment en ce qui concerne le chiffre d’affaires attendu, les charges de personnel et la capacité de remboursement.

    Il convient également d’expliquer clairement l’origine de votre apport personnel, en veillant à ce qu’il soit cohérent avec la taille et la nature du projet.

    La rédaction d’un CV structuré, retraçant les grandes étapes de votre parcours professionnel, permet de valoriser vos compétences et de mettre en évidence les expériences directement en lien avec votre projet de création ou de reprise d’entreprise.

    Une argumentation claire et cohérente sur le choix du secteur d’activité et sur les motivations ayant conduit à la création de l’entreprise est également déterminante. Elle permet de démontrer la pertinence stratégique du projet et la réflexion menée en amont.

    Enfin, le recours à des professionnels spécialisés dans la création ou la reprise d’entreprise constitue un signal très positif pour les banques : courtier en crédit professionnel, expert-comptable, avocat, chambre de commerce ou encore associations proposant des prêts d’honneur.

    Un dossier clair, complet et cohérent sera non seulement mieux perçu, mais aussi étudié plus rapidement. Il est essentiel de transmettre l’ensemble des pièces demandées de manière structurée, afin d’éviter toute perte de temps liée à des échanges fragmentés ou incomplets.

  • Quelle est la différence entre un fonds de commerce, un droit au bail et un pas de porte ? Quel impact sur la recherche de CRÉdit professionnel ?

    La distinction entre fonds de commerce, droit au bail et pas-de-porte est essentielle, tant sur le plan juridique que financier. Elle a un impact direct sur la structuration du projet et sur les conditions d’obtention d’un crédit professionnel.

    1. Le fonds de commerce

    Le fonds de commerce est un bien patrimonial meuble. Il regroupe l’ensemble des éléments nécessaires à l’exploitation d’une activité commerciale. Il se compose généralement d’éléments incorporels et corporels.

    Les éléments incorporels comprennent notamment la clientèle, l’achalandage, le droit au bail, le nom commercial, l’enseigne, les marques, brevets, licences administratives (comme une licence de débit de boissons) et, plus largement, tous les droits attachés à l’exploitation de l’activité.

    Les éléments corporels regroupent le matériel, le mobilier commercial, les équipements, ainsi que les aménagements et agencements nécessaires à l’exploitation du fonds.

    Dans le cadre d’une recherche de crédit professionnel, le fonds de commerce constitue un actif finançable. Il peut être nantissable et servir de garantie partielle à la banque, ce qui facilite généralement l’obtention du financement.

    1. Le droit au bail

    Le droit au bail correspond au droit, pour un commerçant, d’occuper un local commercial dans les conditions prévues par le bail commercial. Il permet de bénéficier d’un emplacement, d’un loyer déterminé et d’une durée de bail sécurisée.

    Contrairement au fonds de commerce, le droit au bail ne comprend pas la clientèle ni l’activité en tant que telle. Il s’agit uniquement du droit d’occuper les locaux et de céder ce droit à un tiers, sous certaines conditions.

    Sur le plan du financement, le droit au bail est plus difficile à financer qu’un fonds de commerce complet. Il est généralement perçu comme un actif moins protecteur pour la banque, car il dépend fortement de l’emplacement et des conditions contractuelles du bail.

    1. Le pas-de-porte

    Le pas-de-porte est une somme versée au bailleur lors de l’entrée dans les locaux. Il peut avoir deux natures distinctes : soit une indemnité compensant un loyer volontairement sous-évalué, soit un complément de loyer assimilable à un droit d’entrée.

    Dans la plupart des cas, le pas-de-porte n’est pas considéré comme un actif cessible et n’a pas de valeur patrimoniale propre pour l’entreprise. Il ne constitue donc pas une garantie pour la banque.

    En matière de crédit professionnel, le pas-de-porte est rarement financé ou seulement de manière très partielle. Il est souvent assimilé à un coût d’installation devant être couvert par l’apport personnel du porteur de projet.

    Impact global sur la recherche de crédit professionnel

    La nature de l’actif financé influence directement l’analyse bancaire. Un fonds de commerce structuré, rentable et nantissable sera plus facilement finançable qu’un simple droit au bail ou qu’un pas-de-porte. C’est pourquoi il est fondamental de bien qualifier juridiquement l’opération et d’adapter le montage financier en conséquence.

    Une mauvaise compréhension de ces notions peut fragiliser le dossier, conduire à un refus de financement ou imposer des conditions plus contraignantes. L’accompagnement dans la structuration du projet joue donc un rôle déterminant dans la réussite de la recherche de crédit professionnel.

    Comment valoriser des parts sociales  ?

    La valorisation de parts sociales repose sur plusieurs méthodes complémentaires. Aucune n’est universelle : chacune apporte un éclairage différent sur la valeur de l’entreprise, en fonction de sa structure financière, de sa rentabilité et de ses perspectives.

    1. La valorisation par l’actif net comptable

    Cette méthode consiste à mesurer la valeur de l’entreprise par différence entre ses actifs réels et ses dettes réelles, en se fondant sur les valeurs comptables.

    Une première approche consiste à partir des capitaux propres et à retrancher les actifs dits fictifs. Ces actifs comprennent notamment les frais d’établissement, les frais de recherche et développement, les primes de remboursement des obligations ainsi que certains comptes de régularisation d’actif.

    Une seconde approche repose sur le calcul des actifs réels diminués des provisions pour risques et de l’ensemble des dettes. Cette méthode est simple à mettre en œuvre et offre souvent une valeur de référence acceptable pour le cédant. En revanche, elle ne reflète pas toujours la valeur économique réelle ou la valeur de marché de l’entreprise.

    1. La valorisation par les cash-flows actualisés

    Cette méthode vise à déterminer la valeur de l’entreprise en fonction de sa capacité à générer de la trésorerie dans le futur. Elle repose sur l’analyse des flux de trésorerie disponibles, après retraitements, sur une période donnée, puis sur leur actualisation à la date de valorisation.

    Sont ainsi pris en compte les investissements nécessaires à l’activité, le remboursement des crédits professionnels et l’évolution prévisible de la rentabilité. Cette approche permet d’évaluer des situations très diverses : entreprises en forte croissance mais temporairement déficitaires, sociétés cycliques, ou structures dont les marges sont appelées à évoluer significativement.

    1. La valorisation par la méthode des comparables

    Cette méthode consiste à comparer l’entreprise concernée à des sociétés présentant des caractéristiques similaires, dont la valeur ou le prix de transaction est connu. Elle peut également s’appuyer sur des opérations de cession récentes intervenues sur des entreprises comparables en termes de secteur, de taille, de rentabilité et de modèle économique.

    La méthode des comparables permet d’ancrer la valorisation dans une réalité de marché. Elle est souvent utilisée en complément des autres approches afin de confronter la valeur théorique de l’entreprise à des références observables.

    En pratique, la valorisation des parts sociales résulte le plus souvent d’un croisement de plusieurs méthodes. Cette approche permet d’obtenir une estimation plus équilibrée, plus réaliste et mieux acceptée par l’ensemble des parties, notamment dans le cadre d’une cession ou d’une recherche de financement professionnel.

    Qu'est-ce que le crédit bail ?

    Le crédit-bail est une solution de financement professionnel permettant à une entreprise d’acquérir l’usage d’un bien sans mobiliser immédiatement ses fonds propres. Il offre la possibilité de financer jusqu’à 100 % de l’acquisition d’un bien mobilier ou immobilier destiné à l’exploitation de l’activité.

    Dans le cadre d’un crédit-bail, l’entreprise n’est pas propriétaire du bien financé. Celui-ci est acquis par une société de crédit-bail, qui le met à disposition de l’entreprise sous forme de location. À l’issue du contrat, et au plus tard à son terme, l’entreprise dispose toutefois d’une option d’achat lui permettant de devenir propriétaire du bien, pour un prix déterminé à l’avance en fonction des loyers déjà versés.

    Pendant toute la durée du contrat, le bien n’est pas inscrit à l’actif du bilan de l’entreprise. Les loyers sont comptabilisés en charges d’exploitation au compte de résultat. Le crédit-bail est généralement plus coûteux qu’un crédit professionnel classique, mais il présente des avantages opérationnels et fiscaux, notamment en matière de gestion de la TVA, celle-ci étant intégrée dans les loyers sans formalité spécifique de récupération.

    1. Le crédit-bail mobilier

    Le crédit-bail mobilier permet de financer les équipements nécessaires à l’activité de l’entreprise : matériel industriel, équipements informatiques, machines, véhicules ou outillage. Les durées de financement s’étendent généralement de 12 à 60 mois, avec des loyers pouvant être mensuels, trimestriels, semestriels ou annuels.

    1. Le crédit-bail immobilier

    Le crédit-bail immobilier est dédié au financement du patrimoine immobilier professionnel. Il concerne les biens immobiliers à usage professionnel, qu’ils soient à construire, neufs ou anciens : bureaux, murs commerciaux, entrepôts ou locaux d’activité.

    La durée du financement est généralement comprise entre 12 et 18 ans. Le bien est donné en location à l’entreprise utilisatrice, qui peut lever l’option d’achat à l’échéance du contrat et en devenir propriétaire.

    L’un des principaux avantages du crédit-bail immobilier par rapport à un crédit professionnel classique réside dans la possibilité d’intégrer les travaux de rénovation ou d’aménagement dans l’enveloppe globale de financement, tout en limitant le niveau d’apport personnel requis. Cette solution offre ainsi une grande souplesse pour accompagner le développement immobilier des entreprises.

  • Qu'est-ce qu'un CRÉDIT professionnel ?

    Le crédit professionnel est un mode de financement destiné aux entreprises et aux entrepreneurs, permettant de financer des investissements à vocation professionnelle, qu’ils soient corporels ou incorporels. Il peut concerner l’acquisition d’un terrain, la construction ou la rénovation d’un immeuble, l’achat de matériel, le financement de travaux ou encore la reprise d’un fonds de commerce.

    La durée d’un crédit professionnel varie généralement de 2 à 15 ans, selon la nature du projet financé et sa capacité d’amortissement. Il peut être assorti de garanties adaptées au montage de l’opération, telles que le nantissement du fonds de commerce ou de parts sociales, le recours à un organisme de caution mutuelle ou la mise en place d’une caution personnelle.

    Les principales formes de crédit professionnel

    1. Le crédit professionnel à taux fixe

    Dans le cadre d’un crédit à taux fixe, le coût financier du prêt est déterminé dès la mise en place du financement et reste identique pendant toute la durée du contrat. Les échéances sont connues à l’avance, ce qui offre une parfaite visibilité sur les charges financières et facilite la gestion de la trésorerie de l’entreprise.

    1. Le crédit professionnel à taux variable

    Le crédit professionnel à taux variable est indexé sur un indice de marché, généralement l’EURIBOR. Cet indice est calculé quotidiennement à partir de la moyenne des taux auxquels un panel de banques européennes de référence se refinancent entre elles.

    Le taux du crédit évolue donc en fonction des variations de l’EURIBOR, à la hausse comme à la baisse. Cette formule peut permettre de bénéficier de conditions financières plus avantageuses dans un contexte de taux bas, mais elle expose également l’entreprise à un risque de variation des charges financières dans le temps.

    Le choix entre taux fixe et taux variable doit être effectué en fonction du profil de l’entreprise, de sa capacité à absorber une éventuelle hausse des taux et de sa stratégie financière à moyen et long terme.

  • Qu'est-ce que le PRET TRANSMISSION DE BPI ? 

    Le prêt transmission

    Le prêt transmission est un financement destiné à accompagner la reprise ou la transmission d’une entreprise, en complément d’un prêt bancaire.

    Il permet de financer :

    – la prise de contrôle majoritaire du capital, ou une participation minoritaire destinée à devenir majoritaire ;
    – l’acquisition stratégique de titres par un actionnaire majoritaire ;
    – la reprise d’un fonds de commerce.

    Entreprises concernées :

    – TPE et PME créées depuis plus de trois ans ;
    – entreprises situées en métropole ou dans les DROM.

    Opérations éligibles :

    – reprise via une holding (LBO) ;
    – reprise ou croissance externe par une entreprise existante.

    Principales modalités :

    – peut financer actifs, titres, comptes courants et, à titre accessoire, le besoin en fonds de roulement ;
    – plafonné à 40 % de la dette globale de l’opération.

    Montant et durée :

    – de 40 000 € à 1 500 000 € selon plafonds régionaux ;
    – durée de 5 à 7 ans, avec différé d’amortissement possible jusqu’à 24 mois.

  • Comment définir le prix d'un fonds de commerce ? 

    Le fonds de commerce est un ensemble d’éléments corporels et incorporels réunis dans le but d’attirer et de fidéliser une clientèle. Il regroupe tous les éléments qu’un commerçant affecte à l’exploitation de son activité afin de répondre aux besoins de cette clientèle.

    Les éléments incorporels comprennent notamment le droit au bail, la clientèle, l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne, les marques, brevets ainsi que les licences éventuelles. Les éléments corporels sont constitués du mobilier, des installations et du matériel nécessaires à l’exploitation.

    L’évaluation d’un fonds de commerce porte sur l’ensemble de ces éléments, à l’exclusion du stock de marchandises. Celui-ci fait l’objet d’une valorisation distincte et est réglé en sus du prix du fonds lors de l’acquisition. Il est également important de rappeler que l’acheteur d’un fonds de commerce ne reprend ni les dettes ni les obligations du vendeur.

    La valeur d’un fonds de commerce est étroitement liée à l’importance et à la qualité de sa clientèle. Elle est le plus souvent appréciée en fonction du chiffre d’affaires réalisé. La méthode de valorisation la plus couramment utilisée consiste à calculer le chiffre d’affaires annuel moyen sur les trois dernières années d’exploitation, puis à lui appliquer un coefficient variable selon la nature de l’activité concernée.

    Ce coefficient varie selon le secteur d’activité, la qualité et la stabilité de la clientèle, la rentabilité de l’exploitation et l’attractivité de l’emplacement. Il est fréquemment compris entre 60 % et 100 % du chiffre d’affaires annuel moyen pour certains commerces, mais peut être sensiblement différent selon la nature de l’activité et les conditions de marché.

    1. Brasseries et Restaurants

    restaurant moyen de gamme
    – paris : 55 % à 85 % du chiffre d’affaires ttc
    – province : 45 % à 75 % du chiffre d’affaires ttc

    restaurant gastronomique
    – paris : 65 % à 90 % du chiffre d’affaires ttc
    – province : 55 % à 80 % du chiffre d’affaires ttc

    restauration rapide
    – 60 % à 100 % du chiffre d’affaires ttc
    – les meilleurs emplacements prime et concepts très rentables peuvent dépasser 100 %, mais cela reste marginal et très sélectif.

    La valeur doit toujours être appréciée à la lumière des caractéristiques propres à l’affaire : qualité et visibilité de l’emplacement, flux piéton, état des locaux, niveau et vétusté des équipements, organisation de l’exploitation et rentabilité réelle dégagée (ebe retraité).

    1. Cafés – Bars

    – paris : 450 à 750 fois la recette journalière
    – province : 320 à 480 fois la recette journalière
    – zones rurales ou peu fréquentées : 200 à 300 fois la recette journalière

    Les écarts à l’intérieur de ces fourchettes dépendent principalement de la localisation précise, de la dynamique du quartier, de la surface exploitable, de la terrasse, de l’aménagement, de la notoriété et, le cas échéant, de la présence d’une licence iv.

    1. Hôtels

    La valorisation hôtelière dépend fortement du classement, du taux d’occupation, du prix moyen par chambre (pmc), de la structure des charges et de la localisation.

    – hôtels économiques et 1* : 0,6 à 1,5 fois le chiffre d’affaires annuel ht
    – hôtels 2* et 3* : 1,5 à 3,0 fois le chiffre d’affaires annuel ht
    – hôtels 4* et assimilés : 2,0 à 4,0 fois le chiffre d’affaires annuel ht, avec de fortes disparités selon l’emplacement et le positionnement

    à Paris
    – pour les hôtels 2* et 3*, un niveau d’endettement considéré comme équilibré n’excède généralement pas 2,0 à 2,5 années de chiffre d’affaires ht ;
    – un hôtel bien exploité génère en cible un excédent brut d’exploitation retraité de l’ordre de 35 % à 45 % du chiffre d’affaires ht avant loyer ;
    – le loyer économique se situe le plus souvent entre 8 % et 12 % du chiffre d’affaires ht, selon la rareté de l’actif et la tension locative.

    Ces éléments constituent des ordres de grandeur. En pratique, les financeurs et investisseurs privilégient de plus en plus des approches fondées sur la rentabilité réelle (ebe retraité) et la capacité de remboursement, plutôt que sur des multiples de chiffre d’affaires pris isolément.

  • Le financement dE L'immobilier commercial est-il devenu plus difficile ?

    Malgré un contexte économique plus exigeant, le marché de l’immobilier commercial demeure porteur. Dans ce cadre, les banques françaises restent disposées à financer des projets d’acquisition de murs professionnels, y compris à des conditions financières attractives, dès lors que les fondamentaux du dossier sont respectés.

    Au-delà des critères classiques d’analyse du risque, deux éléments sont déterminants dans la décision de financement.

    Tout d’abord, la viabilité du remboursement du prêt professionnel. Celui-ci repose principalement sur la capacité de la société d’exploitation à générer des résultats suffisants pour assumer le paiement du loyer. Ce loyer constitue en effet la source de remboursement des échéances du financement immobilier. La solidité économique de l’exploitant est donc un facteur clé.

    Ensuite, les établissements prêteurs accordent une attention particulière à la domiciliation des flux financiers de la société d’exploitation. Le fait que tout ou partie de ces flux soient confiés à la banque finançant les murs renforce la lisibilité du dossier et la relation bancaire.

    Lorsque ces conditions sont réunies, les opérations d’acquisition d’immobilier commercial continuent de susciter un réel intérêt de la part des organismes de crédit professionnel, qui y voient des projets structurés, sécurisés et cohérents sur le long terme.