COURTIER PIONNIER
DU FINANCEMENT PROFESSIONNEL
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03-2013 : Courrier Cadres

Déposer une demande de prêt

Courrier Cadres : Bien négocier votre crédit.

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L’analyse d’un dossier de financement professionnel d’un franchisé est un peu différente de celle d’un projet « en indépendant », même si les grilles « classiques » d’analyse sont toujours valables.

Pour rappel, sur les trois critères suivants, il faut au moins que deux soient remplis pour que la demande de crédit professionnel soit recevable :

-        L’apport personnel : il demeure incontournable ;

-        L’expérience professionnelle du créateur : il est important de bien exposer ce qui a amené le franchisé à se tourner vers son projet et vers l’enseigne qu’il a choisie. La cohérence du parcours est essentielle ;

-        La pertinence des éléments chiffrés : prévisionnel, cohérence du prix de vente (si c’est un achat d’actif), crédibilité du point mort, validation des investissements (par exemple, le coût d’aménagement du local rapporté au m²), etc…

Ceci dit, il est vrai que le simple fait d’être futur franchisé fait déjà bouger les lignes. Par exemple :

-        Davantage de souplesse sur le CV. Par exemple, un candidat se lançant dans la restauration de chaîne, sans expérience du secteur, pourra tout de même être crédible vis-à-vis des banquiers (alors que ce ne serait pas le cas pour un indépendant). Dans ce cas précis, la banque sera rassurée par le fait que le candidat aura subi un long processus de recrutement, et par le soutien opérationnel apporté par les équipes du franchiseur ;

-        Il est plus facile de présenter un dossier de création sans fournir l’ensemble des devis, puisque le banquier comprendra que l’estimatif des travaux a été validé par le franchiseur, qui a acquis une longue expérience au fil des ouvertures ;

-        L’enseigne, si elle est connue et réputée, rassurera fortement le banquier, et donc aussi le comité de crédit ;

-        Et enfin, même si rien n’est écrit dans le contrat de franchise, les banques ont conscience, pour certains réseaux, que l’assistance en cas de difficulté est réel, et qu’un franchiseur accordera des facilités de paiement à son franchisé en cas de difficultés passagères (c’est important dans le cas des franchises avec approvisionnement quasi exclusif auprès du franchiseur).

A ces critères d’analyse classiques viennent donc s’en ajouter d’autres, spécifiques à la franchise :

1.      L’examen du DIP, qui permet de juger de la solidité / crédibilité  du franchiseur,  de son assise financière via examen de son bilan, de consulter le profil des dirigeants, les entrées/sorties du réseau, la bonne protection de la marque, etc…

2.      La validation du contrat de franchise : vérification des royalties, du droit d’entrée, examen des droits et obligations réciproques franchisé / franchiseur, etc…

3.      La comparaison du prévisionnel fourni par le candidat franchisé avec les éléments comptables d’autres franchisés déjà installés. Ceci vaut pour le chiffre d’affaires prévu, mais aussi pour les grands ratios (validation du % du CA consacré à la masse salariale, du taux de marge brute, etc…)

4.      Vérification du maillage du territoire national et examen de la concurrence locale, qui est aisé grâce à l’état local de marché, obligatoirement fourni avec le DIP.

L’examen de ces éléments typiques à la franchise est la plupart du temps du ressort d’un service spécialisé : les pôles franchise, qui ont une expertise dans le domaine. Ils sont chargés de la validation des franchiseurs, et de la fourniture d’éléments de comparaison qui seront utiles au comité de crédit pour l’octroi du crédit.

La négociation d’un crédit professionnel pour un franchisé nécessite bien, au final, un savoir-faire particulier.